Enterré vivant

By 21 janvier 2016Actualité

Mourir en étant enterré vivant est probablement l’une des façons les plus horrible de quitter ce monde. C’est d’autant plus terrifiant quand cela risque d’arriver à l’un de vos proches.

Ce qui est mon cas, d’une certaine façon…

Mon père, ce héros

Mon père a exercé le métier de maçon pendant 43 ans. Il est entré en apprentissage à l’âge de 12 ans pour aider sa famille à vivre correctement et il est partit en retraite de façon anticipée le jour de ses 55 ans. A son retour du service militaire il est entré dans l’entreprise de mon oncle Alexandre, lui aussi maçon, et y a travaillé jusqu’en 1998. Cette année là mon oncle est mort d’un cancer du poumon. Ensuite, mon père a presque immédiatement retrouvé du travail dans une entreprise spécialisée dans la rénovation de monuments historiques. Ce qui fait que au cours de sa longue carrière il a travaillé à Rome, et un peu partout en France, notamment à la rénovation du Mont Saint-Michel, celle du château de Versailles, et même à la construction du château de la belle au bois dormant à Disneyland Paris, etc… Tout ça pour dire que c’est quelqu’un qui n’est pas facilement impressionnable et dont je suis extrêmement fier.

Le mont Saint-Michel est un vrai lieu de rêve dont les imagineers de Disney se sont inspirés pour créer le château de la belle au bois dormant à Disneyland Paris...

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Le château de Versailles est l'un des joyaux de notre patrimoine

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Le jour où tout a basculé

Pourtant il y a presque 34 ans il s’est passé un événement qui l’a marqué à vie. A cette époque il travaillait avec mon oncle, et leur travail les amenaient à exécuter des tâches plus spécifiques que la simple construction d’une maison. Ils leur arrivait de construire des caveaux mortuaires dans les cimetières. Et un jour quelqu’un leur a passé commande d’un caveau pour le compte d’une riche famille de Moulins. Au début, mon père n’était pas très chaud pour ce contrat. Il faut savoir que un caveau se construit un peu comme une maison, mais la place restreinte oblige l’un d’entre eux à descendre plusieurs mètres sous terre pour couler les fondations, tout en sachant qu’autour d’eux reposent de multiples cadavres. Mais financièrement mon oncle ne pouvait pas refuser l’importante somme d’argent proposée par le client, alors mon père céda.

Avertissement

La veille du premier jour de travail, mon père a été réveillé en pleine nuit car il lui semblait que quelque chose était tombé au rez-de-chaussé. Il était seul à la maison car ma mère était à l’hôpital, occupée à préparer mon arrivée. Mais après avoir jeté un œil partout il ne trouva rien. Avant de remonter il se rendit dans la salle de bain pour prendre un cachet dans l’armoire à pharmacie, mais quand il se trouva devant celle-ci, le miroir qui était fixé dessus se brisa. Mon père sursauta. Le temps de reprendre ses esprits, et surtout un  calmant, et il remonta se coucher après avoir mis les éclats de verre à la poubelle. Il prit un moment pour se détendre mais réussi quand même à se rendormir. Le lendemain matin, en se levant il se rendit compte que la photo de ma mère qui était sur sa table de chevet était tombée à terre, brisée. Pendant tout le temps de sa préparation il dit avoir eût la nette impression que quelqu’un le suivait, l’observait. Mais, vaille que vaille, il partit au travail.

miroir brisé

Le jour des morts

La matinée se passa très tranquillement. Mon père et mon oncle préparèrent tout comme il faut, et vint le moment de descendre à 4 mètres de profondeur pour travailler sur les fondations. Et c’est mon père qui descendit grâce au godet du tractopelle conduit par mon oncle. Tout se passait bien quand soudainement il y eut une secousse qui fit tomber un peu de terre dans le trou. Rien de méchant mais alors qu’ils croyaient  que c’était fin, le trou s’éboulât et mon père fût pris sous l’éboulement. Mon oncle, pris de panique, remonta le godet du tractopelle et eût l’heureuse surprise de voir que mon père avait eût le réflexe de s’y accrocher. Par je ne sais quel miracle, mon père était conscient et respirait. Après quelques heures passées aux urgences, il était sur pied. Et 24 heures plus tard, ma mère accouchait d’un petit bébé de 4,5 kilos.

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Contributeur régulier, webmaster, fondateur du site. Tel un Hannibal Smith auvergnat, il adore qu’un plan se déroule sans accroc.

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