Légendes urbaines volume 1 : l’Asie mystérieuse

By 13 février 2016Actualité

Les légendes urbaines d’Asie regroupées ici-même sont troublantes, et prouvent que l’Asie est toujours une terre de mystères…

Très chers amis, soyez les bienvenus dans la boutique de Monsieur Gold. Aujourd’hui, je vais vous conter les trois légendes urbaines les plus inquiétantes en provenance d’Asie. Attendez-vous à être troublés, et nul doute que lorsque vous aurez fini de lire cet article, vous ne pourrez vous empêcher de jeter un coup d’oeil par-dessus votre épaule…

Li-Qing Yun, l’homme qui a vécu 256 ans

 

li qing yun

Li-Qing Yun a atteint les 256 ans !

 

Commençons donc en douceur avec l’histoire de Li-Qing Yun. Ce chinois était un chercheur en médecine traditionnelle, spécialisé en herboristerie. Il a adopté pendant toute sa vie un mode de vie extrêmement sain : végétarien, buvant du thé aux baies de goji, il ne buvait ni ne fumait. Li mangeait à heures régulières, se couchait tôt et se réveillait tôt. Et, évidement, il méditait. Ce mode de vie lui a permit de vivre de 1677 à 1933, soit 256 ans ! Li a donc connu 9 empereurs, eût 23 épouses et 180 descendants officiels. La dépêche annonçant sa mort rapportait qu’il attribuait sa longévité à la paix de l’esprit car il estimait que grâce à la paix intérieure chaque être humain peut vivre au moins un siècle. Voilà donc un exemple à suivre, sauf pour le Ténébreux…

Kashima Reiko, la légende du fantôme sans jambes

 

Kashima Reiko

Kashima Reiko, la femme sans jambes

 

Avant toute chose, sachez que tous ceux qui prennent connaissance de cette légende la provoque automatiquement dans le cours du mois suivant la lecture. Kashima Reiko était une jeune femme qui habitait Hokkaido au Japon. Un soir, elle fut sauvagement violée et battue par un groupe d’hommes, qui la laissèrent pour morte. Mais elle reprit connaissance, appela à l’aide et rampa jusqu’à s’effondrer de fatigue sur une voie de chemin de fer. N’ayant la force de se relever à temps, un train passa et la sectionna en deux, fauchée aussi net que la luzerne sous les coups du moissonneur. Depuis, son fantôme erre à la recherche de ses jambes. Quand vous la croiserez (car elle est peut-être déjà derrière vous…), elle vous demandera où sont ses jambes. Si vous ne lui répondez pas, ou mal, elle vous coupera en deux. Il faut lui répondre « Sur l’autoroute Meishin », après quoi elle vous demandera de qui tenez-vous l’information. Répondez-lui « C’est Kashima Reiko qui me l’a dit » et elle disparaîtra. Et si elle vous demande « Connaissez-vous mon nom ? » prenez garde car c’est une question piège. Son vrai nom est Kamen Shinin Ma (démon qui pleure), donnez lui de la part du Ténébreux. Car elle est juste derrière…

L’Enfer de Tomino

 

Tomino

Tomino, l’enfant maudit.

 

Terminons par la plus terrifiante : le poème nommé L’Enfer de Tomino. C’est un poème maudit publié en 1919 dans un recueil appelé « Le coeur est comme une roche qui roule » par Saizo Yaso. Celui ou celle qui le lit ou le récite à haute voix subira la malédiction de plein fouet. Le poème traite de la damnation d’un petit garçon qui a commit des actes d’une cruauté indescriptible (et, en qualité de Ténébreux, je suis un expert dans ce domaine). L’auteur, Saizo Yaso, a étudié et enseigné à la Sorbonne pendant plusieurs années. Pour les plus courageux d’entre vous, voici une traduction du texte d’origine :

Sa soeur aînée vomit du sang, sa petite soeur vomit du feu,

Et Tomino vomit des Joyaux.

Il plonge seul au fond du puit des âmes,

Enveloppé de ténèbres, où nulle fleur n’éclôt.

Ne serait-ce pas sa grande soeur 

Que l’on bat à coups de fouet ?

Comme tout ce sang est préoccupant !

Les coups pleuvent, mais le jonc jamais ne rompt.

La longue route sombre des neufs sources

L’entraîne en direction du manoir des ombres.

Le doux mouton d’or, le gai rossignol !

Je me demande ce qu’il a mit dans son cartable

En prévision de son périple souterrain.

Le printemps est arrivé dans les bois et les vallées

Et même jusqu’aux sept vallées de l’obscure labyrinthe.

Le rossignol en cage ! Le mouton dans le fourgon !

Que de larmes dans tes yeux, petit Tomino !

Chante, beau rossignol, hurle comme ta petite soeur te manque.

L’écho de tes peurs résonnera à travers l’Enfer

Et la pivoine des renards te dévoilera ses atours.

Et le voyage conduit inexorablement Tomino

A travers sept monts et sept vallons infernaux.

Pour lui souhaiter la bienvenue dans ce dernier séjour,

Les aiguilles qui tapissent le mont des couteaux,

Et qui découpent la chair en menus lambeaux, 

Tracent la route du petit Tomino.

Si dans cet Enfer sont trouvés, qu’ils viennent vers moi,

ces pointes tranchantes et punitives

comme les pointes acérées des montagnes.

Ce n’est pas un caprice, ce sont des pointes ensanglantées

qui forment les infranchissables murs de l’Enfer du petit Tomino.

Le poème fait référence aux tortures que fait subir Tomino, et le châtiment qui lui est réservé est mérité. Dans ce monde, tout a un prix.

 

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Contributeur régulier, webmaster, fondateur du site. Tel un Hannibal Smith auvergnat, il adore qu’un plan se déroule sans accroc.

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